Les « mauvaises herbes » comestibles du Pontiac

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Mariane Desjardins Roy est une herboriste certifiée avec plus de 20 ans d’expérience. À sa ferme de plantes, La Fée des Bois Apothecary, elle offre des ateliers toute l’année sur l’identification des plantes sauvages, la cueillette éthique et la culture des plantes médicinales. Ici, elle partage des conseils et astuces pour la récolte et la cuisine de cinq plantes que beaucoup considèrent comme des nuisances.

Mise en garde concernant les plantes toxiques

Avant toute cueillette, il est crucial de reconnaître les plantes toxiques et d’avoir toujours un guide d’identification fiable à portée de main. On retrouve plus de 10 plantes mortelles dans la région du Pontiac, il est donc essentiel de savoir les identifier. Portez une attention particulière aux racines et aux jeunes pousses, car certaines plantes toxiques sont les plus dangereuses à ces stades. Vérifiez toujours l’identification avec au moins trois sources fiables avant de récolter ou de consommer une plante que vous croyez comestible. THE EQUITY n’est pas responsable des problèmes de santé ou des dommages résultant de cette information.

Une note sur la cueillette éthique

Pour une cueillette éthique et respectueuse de la nature, ne prélevez jamais toutes les plantes d’une même zone. Laissez-en pour la biodiversité et la reproduction, et ne prenez que ce dont vous avez besoin. J’encourage généralement les gens à récolter une plante sur 10, voire une sur 20, selon l’espèce en question. Les plantes mentionnées dans cet article sont considérées comme des mauvaises herbes par la plupart des gens, qui tentent souvent de les éliminer avec des produits chimiques dans leurs pelouses et jardins. Par conséquent, pour la majorité des plantes présentées ici, une récolte abondante est possible.

Pissenlit
(Taraxacum officinale) – Racines et feuilles

Habitat : Les pissenlits poussent partout : dans les prairies, les pelouses, les lisières de forêt et le long des routes. Ils s’adaptent à presque tous les sols, mais préfèrent les zones ensoleillées et légèrement humides.
Récolte : Pour les feuilles, cueillez les jeunes pousses au printemps avant la floraison. Pour les racines, déterrez-les au début du printemps ou à l’automne.
Préparation : Les feuilles sont délicieuses crues en salade ou cuites en soupe. Les racines peuvent être sautées avec d’autres légumes-racines ou bouillies pour un bouillon riche en minéraux. Le pissenlit est connu pour soutenir la digestion et la fonction hépatique, et ses feuilles sont riches en vitamines A, C et K.
Chénopode
(Chenopodium spp.)

Habitat : On le trouve dans les champs, les terrains vagues, les jardins et le long des chemins, le chénopode préfère les sols légers et bien drainés.
Récolte : Cueillir les jeunes feuilles et tiges au printemps et au début de l’été. Évitez les plantes près des routes très fréquentées ou des zones potentiellement contaminées.
Préparation : Les feuilles peuvent être consommées crues en salade ou cuites comme des épinards. Les tiges tendres sont également comestibles. Elles peuvent être ajoutées aux soupes, aux omelettes ou utilisées pour faire des galettes végétariennes. Les graines matures peuvent être récoltées, grillées ou moulues pour être ajoutées au pain. Le chénopode est très riche en protéines, en calcium et en vitamines A et C.
Racine de bardane (Arctium lappa)

Habitat : La bardane pousse dans les sols riches et humides,
souvent trouvée dans les champs abandonnés, les lisières de bois
et les zones perturbées.
Récolte : Déterrez la racine à l’automne de la première année ou au printemps avant la floraison. Il est important de respecter cette fenêtre de récolte, car la bardane est bisannuelle.
Préparation : Les racines peuvent être bouillies, sautées, rôties ou ajoutées aux soupes et aux ragoûts. Elles sont légèrement sucrées, riches en inuline et en fibres bénéfiques pour le microbiome intestinal. La bardane est reconnue pour ses propriétés nettoyantes et soutient la santé du foie et de la peau.
Lierre terrestre
(Glechoma hederacea)

Habitat : Une plante couvre-sol souvent trouvée dans les parterres de jardin ou les pelouses où les gens tentent de l’éliminer. En plus d’être l’une des premières sources de nourriture pour les pollinisateurs, elle est incroyablement riche en nutriments.
Récolte : Cueillir les feuilles et les tiges au printemps ou au début de l’été. Évitez les zones traitées avec des pesticides.
Préparation : Le lierre terrestre peut être utilisé frais ou séché en infusion pour des effets digestifs et nettoyants doux. Les jeunes feuilles peuvent également être ajoutées aux salades, aux soupes ou aux sauces pour une saveur légèrement mentholée. C’est un antihistaminique doux préféré.
Ortie (Urtica dioica)

Habitat : L’ortie se trouve souvent dans les zones riches en azote, en particulier près des étables de ferme, et pousse fréquemment dans le fumier. Elle préfère les sols légèrement humides et fertiles.
Récolte : Portez des gants pour éviter les piqûres. Cueillez les jeunes pousses printanières, idéalement avant la floraison. Coupez les tiges avec des ciseaux pour minimiser les dommages.
Préparation : Les jeunes feuilles peuvent être blanchies pendant 1 à 2 minutes pour éliminer les poils urticants, puis utilisées dans les soupes, les plats santé, le pesto ou les tisanes. Elles peuvent remplacer les épinards tout en étant beaucoup plus nutritives ! L’ortie est un superaliment aux nombreuses propriétés médicinales. Elle peut aider à traiter les allergies saisonnières et agir comme un antihistaminique naturel. Les feuilles séchées sont parfaites pour des infusions riches en minéraux et en vitamines. L’ortie fraîche est une source élevée de fer, de potassium, de calcium naturel et de vitamine C.

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