Dear Editor,
How big is your ego? How much territory do you identify as your own responsibility? You may identify as king or queen of your castle, be it a small apartment or a spacious mansion, looking after your family and pets. If you’re a farmer, your fiefdom will include extensive real estate, along with plants and animals that live there. If you are a councillor or mayor of a municipality, your responsibility is theoretically expanded to include the whole municipal territory, and its population of lifeforms. And so it goes, theoretically.
Does any person have a sufficiently open mind to actually identify with the entire population and environment of a municipal region, a province, or a nation? We would hope so, because we have those people in place, whose job it is to regulate such vast and varied territories. They are voted in by a general population, but they sometimes slip into a trough of relating only to the needs of one skin colour, one economic activity, or one language group. Of course, they always stand for office on a basis of inclusivity, but with their being human, compromises are made. Can you live comfortably with those compromises, or must you step into the fray, and claim your place in the decision-makers’ club? Is your ego that big?
Robert Wills, Shawville and Thorne
Chère rédaction,
Quelle est l’ampleur de votre ego ? Quel territoire considérez-vous comme votre propre responsabilité ? Vous pouvez vous considérer comme le roi ou la reine de votre château, qu’il s’agisse d’un petit appartement ou d’un grand manoir, en prenant soin de votre famille et de vos animaux de compagnie. Si vous êtes agriculteur, votre fief comprendra de vastes propriétés, ainsi que les plantes et les animaux qui y vivent. Si vous êtes conseiller ou maire d’une municipalité, votre responsabilité s’étend théoriquement à l’ensemble du territoire municipal et à sa population d’êtres vivants. Et ainsi de suite, théoriquement.
Quelqu’un a-t-il l’esprit suffisamment ouvert pour réellement s’identifier à l’ensemble de la population et de l’environnement d’une région municipale, d’une province ou d’une nation ? Nous l’espérons, car nous avons mis en place ces personnes dont le travail consiste à réglementer des territoires aussi vastes et variés. Ils sont élus par la population générale, mais ils tombent parfois dans le piège de ne se rapporter qu’aux besoins d’une seule couleur de peau, d’une seule activité économique ou d’un seul groupe linguistique. Bien sûr, ils se présentent toujours sur la base de l’inclusivité, mais comme ils sont humains, des compromis sont faits. Pouvez-vous vivre confortablement avec ces compromis, ou devez-vous entrer dans la mêlée et réclamer votre place au sein du club des décideurs ? Votre ego est-il si grand ?
Robert Wills, Shawville et Thorne











