At the MRC Pontiac public meeting on May 21, council passed a resolution requesting that the Municipality of Rapides-des-Joachims be recognized as a remote/isolated community by Quebec’s Ministry of Health and Social Services.
The resolution highlights the difficulties faced in the municipality, which has roughly 150 year-round residents and sits more than an hour west of the rest of the county, only accessible through Ontario. The resolution notes that “comparable Quebec communities with similar or lesser constraints have been recognized as remote or isolated and benefit from adapted funding and service models” and states that the recognition would support equitable service delivery and access to health care.
It calls for the creation of a comprehensive supporting dossier documenting the issues of travel times, emergency response delays and gaps in service. The MRC has committed to supporting the request, which will be sent to the Ministry of Health, regional health authority CISSSO, local members of the National Assembly and Pontiac MP Sophie Chatel.
Mayor Roger Lafond said that there have been a host of issues caused by the village’s distance from amenities and authorities on the Quebec side of the river.
He highlighted the public safety concerns that they have in a community where Quebec police have to travel more than an hour through Ontario to respond to calls. A particularly concerning incident took place during the May long weekend, as someone stole a logging truck and drove it dangerously through town. Lafond said that Sûreté du Québec (SQ) officers arrived after the damage had been done and the perpetrator was gone, due to the distance they had to travel to reach the scene.
SQ spokesperson Marc Tessier wrote in an email that they had received a call at around 1:30 p.m. on May 16 about a person driving a truck at a high speed in the municipality.
“Moments later, we received a request for assistance from the OPP regarding a vehicle theft in their jurisdiction, and the vehicle in question matches the same one. The vehicle was later located abandoned on Church Street, with no driver present, and there was damage to a fence. An investigation is underway to locate the driver of the truck.”
As of June 1, no arrests had been made in the case, though the SQ noted that the investigation is ongoing. Lafond said that the situation was extremely frustrating since the perpetrator is known in the community. He said that the truck was driven in broad daylight through the centre of town, near the village’s playground and damaged some ditches and a fence by the cemetery.
“People were leaving town with their children with her driving that truck around,” he said.
He said SQ’s local liaison officer was given an earful by concerned residents when he visited last week.
“He came last week and we sat down and we talked [ . . . ] we wanted to know the procedures that they do. People were very concerned that there was no arrest. It’s because there’s an ongoing investigation,” he said. “It’s now in the crown’s hands, he didn’t have much info because he’s not the investigating officer. He’s aware of our frustrations because he got grilled by [them] pretty hard.”
Another issue Lafond said they deal with is access to health care. The community has a nurse that comes up to the local CLSC one day a week. In emergencies, residents can be taken to the Deep River Hospital, roughly 15 minutes away. However, Lafond said that to avoid paying out of pocket, some need to travel as far as Fort-Couonge, a three-hour round trip, to purchase their medication.
Lafond added that the closest public long-term care facility on the Quebec side was in Mansfield, which can put a big strain on families travelling to visit regularly.
He said that some kind of agreement for local residents to access some services on the Ontario side, closer to home, would be a massive improvement, and that if the municipality could forge some kind of similar liaison with the local OPP branch to respond in their community would also be a massive improvement.
This isn’t the first time the municipality has requested special status. In August 2024, the previous council passed a resolution asking for increased access to cross-border services, such as health care.
Lors de la séance publique de la MRC de Pontiac du 21 mai, le conseil a adopté une résolution demandant que la municipalité de Rapides-des-Joachims soit reconnue comme une communauté éloignée/isolée par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.
La résolution souligne les difficultés rencontrées dans la municipalité, qui compte environ 150 résidents à l’année et se situe à plus d’une heure à l’ouest du reste du comté, accessible uniquement en passant par l’Ontario. La résolution note que « des communautés québécoises comparables ayant des contraintes similaires ou moindres ont été reconnues comme éloignées ou isolées et bénéficient de modèles de financement et de services adaptés » et affirme que cette reconnaissance soutiendrait une prestation de services équitable et l’accès aux soins de santé.
Elle demande la création d’un dossier de soutien complet documentant les problèmes de temps de déplacement, de retards d’intervention d’urgence et de lacunes dans les services. La MRC s’est engagée à soutenir la demande, qui sera envoyée au ministère de la Santé, au CISSSO, aux députés locaux de l’Assemblée nationale et à la députée de Pontiac, Sophie Chatel.
Le maire Roger Lafond a déclaré qu’une multitude de problèmes étaient causés par la distance qui sépare le village des services et des autorités du côté québécois de la rivière.
Il a souligné les préoccupations en matière de sécurité publique dans une communauté où la police du Québec doit voyager plus d’une heure à travers l’Ontario pour répondre aux appels. Un incident particulièrement préoccupant s’est produit pendant la longue fin de semaine de mai, alors que quelqu’un a volé un camion de transport forestier et l’a conduit de manière dangereuse dans le village. M. Lafond a indiqué que les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) sont arrivés après que les dommages eurent été causés et que l’auteur des faits eut pris la fuite, en raison de la distance qu’ils devaient parcourir pour se rendre sur les lieux.
Le porte-parole de la SQ, Marc Tessier, a écrit dans un courriel qu’ils avaient reçu un appel vers 13 h 30 le 16 mai concernant une personne au volant d’un camion roulant à grande vitesse dans la municipalité.
« Peu de temps après, nous avons reçu une demande d’assistance de la Police provinciale de l’Ontario (OPP) concernant un vol de véhicule dans leur secteur de compétence, et le véhicule en question correspondait au même. Le véhicule a ensuite été retrouvé abandonné sur la rue Church, sans conducteur présent, et une clôture a été endommagée. Une enquête est en cours pour localiser le conducteur du camion. »
En date du 1er juin, aucune arrestation n’avait été effectuée dans cette affaire, bien que la SQ ait précisé que l’enquête se poursuivait. M. Lafond a qualifié la situation d’extrêmement frustrante, car l’auteur des faits est connu dans la communauté. Il a indiqué que le camion avait été conduit en plein jour au centre du village, près du terrain de jeu, et qu’il avait endommagé des fossés et une clôture près du cimetière.
« Les gens quittaient le village avec leurs enfants pendant qu’elle conduisait ce camion », a-t-il déclaré.
Il a mentionné que l’agent de liaison local de la SQ s’était fait sermonner par des résidents inquiets lors de sa visite la semaine dernière.
« Il est venu la semaine dernière, nous nous sommes assis et nous avons discuté [ . . . ] nous voulions connaître leurs procédures. Les gens étaient très inquiets qu’il n’y ait pas eu d’arrestation. C’est parce qu’il y a une enquête en cours », a-t-il expliqué. « C’est maintenant entre les mains de la Couronne, il n’avait pas beaucoup d’informations parce qu’il n’est pas l’enquêteur au dossier. Il est conscient de nos frustrations parce qu’il s’est fait cuisiner pas mal par [les citoyens]. »
Un autre problème auquel ils sont confrontés, selon M. Lafond, est l’accès aux soins de santé. La communauté compte sur une infirmière qui se rend au CLSC local un jour par semaine. En cas d’urgence, les résidents peuvent être transportés à l’hôpital de Deep River, situé à environ 15 minutes. Cependant, M. Lafond a précisé que pour éviter de payer de leur poche, certains doivent se déplacer jusqu’à Fort-Coulonge, un voyage aller-retour de trois heures, pour acheter leurs médicaments.
M. Lafond a ajouté que l’établissement public de soins de longue durée le plus proche du côté québécois se trouvait à Mansfield, ce qui peut représenter un fardeau important pour les familles qui s’y rendent régulièrement pour des visites.
Il a déclaré qu’un type d’accord permettant aux résidents locaux d’accéder à certains services du côté de l’Ontario, plus près de chez eux, constituerait une amélioration considérable, et que si la municipalité pouvait établir une liaison similaire avec la police locale de l’OPP pour intervenir dans leur communauté, cela représenterait également un progrès immense.
Ce n’est pas la première fois que la municipalité demande un statut spécial. En août 2024, le conseil précédent avait adopté une résolution demandant un meilleur accès aux services transfrontaliers, comme les soins de santé.